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Iran quatre joueuses de la sélection féminine étaient des hommes

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Iran quatre joueuses de la sélection féminine étaient des hommes

En février 2014, la fédération iranienne de football a écarté sept joueuses de son championnat féminin professionnel, dont quatre membres de la sélection nationale, après des examens médicaux portant sur leur sexe. Selon l’hebdomadaire Iran Times, qui relayait l’agence officielle IRNA, ces joueuses étaient soit des hommes n’ayant pas achevé une réassignation sexuelle, soit des personnes présentant un trouble du développement sexuel. Croustifoot revient sur cette affaire de 2014, sur les règles qu’elle a fait naître et sur ce qu’il faut en retenir aujourd’hui.

Sept contrats rompus dans le championnat féminin iranien

L’affaire est partie d’un doute ancien : d’après Iran Times, une équipe féminine avait déjà mis en cause la gardienne d’un club adverse quatre ans plus tôt. En février 2014, la fédération a tranché en mettant fin aux contrats de sept joueuses. Le chiffre de quatre internationales concernées vient de ces articles de presse ; la fédération n’a jamais publié de liste nominative, et le nombre exact reste donc à prendre avec prudence.

  • Sept joueuses écartées du championnat professionnel féminin
  • Quatre d’entre elles appartenaient à la sélection nationale
  • Aucune liste officielle rendue publique par la fédération

Des tests de genre imposés aux clubs avant chaque signature

Ahmad Hashemian, président de la commission médicale de la fédération iranienne, a présenté à l’IRNA les nouvelles règles : chaque club doit faire passer un examen médical établissant le sexe d’une joueuse avant de lui faire signer un contrat, et la fédération envoie ses propres médecins pour des contrôles complémentaires. Une joueuse qui ne peut pas prouver qu’elle est une femme reste exclue du championnat féminin tant qu’elle n’a pas suivi de traitement médical. Le dirigeant laissait ainsi la porte ouverte à un retour des joueuses écartées après une intervention chirurgicale.

Un sujet sensible pour le football féminin

Cette décision a été accueillie de façon contrastée : elle répondait aux plaintes de clubs adverses, mais elle exposait publiquement des joueuses sur une question de santé intime, dans un pays où le football féminin se développait encore. Le débat sur l’éligibilité des athlètes dans les compétitions féminines dépasse d’ailleurs largement l’Iran et touche toutes les fédérations. Pour suivre l’essor du jeu féminin sur la scène mondiale, consultez notre analyse des cinq points de discussion de la Coupe du monde féminine 2019, ou le portrait de Nikita Parris face à la pression de ses débuts en Coupe du monde.

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