Au printemps 2021, l'adhésion d'Arsenal au projet de Super Ligue européenne a provoqué une révolte des supporters contre le propriétaire du club, Stan Kroenke. Celui-ci a répondu que le club n'était pas à vendre et promis de regagner la confiance des fans, sans apaiser le mouvement « Kroenke out ».
En avril 2021, l'annonce de la participation d'Arsenal au projet de Super Ligue européenne a déclenché une révolte immédiate des supporters gunners. Le club a retiré sa candidature en moins de 48 heures, sous la pression combinée des fans, des joueurs et de l'UEFA. Stan Kroenke, propriétaire américain d'Arsenal depuis 2011, a dû prendre la parole publiquement pour tenter d'éteindre l'incendie. Sur le même thème culinaire, retrouvez snacks match football.
La déclaration de Kroenke : le club n'est pas à vendre
Stanley Kroenke a publié une lettre ouverte aux supporters dans laquelle il affirme qu'Arsenal n'est pas à vendre, répond aux demandes de cession du club et s'engage à restaurer la confiance avec les fans. Le message a été froid, formel, sans grande empathie. Les supporters, qui scandaient « Kroenke out » depuis des années pour dénoncer l'absence d'investissements sportifs massifs, n'ont pas été convaincus par ces promesses. Sur le même sujet, parcourez chelsea ligue des champions.
Un bras de fer sur fond de projet sportif décevant
Le fond du problème dépasse la Super Ligue. Depuis le départ d'Arsène Wenger en 2018, Arsenal n'a plus terminé dans le top 4 de la Premier League et a raté la qualification en Ligue des champions pendant cinq saisons consécutives. Stan Kroenke est accusé de gérer le club comme un actif financier, sans ambition sportive à hauteur de la tradition des Gunners. L'arrivée de Mikel Arteta en 2019 a apporté une nouvelle philosophie de jeu, mais les moyens alloués au mercato restent jugés insuffisants par les groupes de supporters les plus actifs.
La Super Ligue, un projet mort-né
Le projet réunissait plusieurs des plus grands clubs européens, dont six clubs anglais, autour d'une compétition fermée qui aurait concurrencé la Ligue des champions. L'annonce a provoqué une réaction immédiate des supporters, des joueurs, des entraîneurs, des instances du football et même des responsables politiques. Les clubs anglais se sont retirés les uns après les autres, et Arsenal a présenté publiquement ses excuses à ses supporters en reconnaissant une erreur.
Des supporters mobilisés
Quelques jours après l'annonce, des milliers de supporters se sont rassemblés devant l'Emirates Stadium avant un match, pour réclamer le départ de la famille Kroenke. Dans le même temps, l'entrepreneur Daniel Ek, fondateur de Spotify, a fait savoir publiquement qu'il serait intéressé par un rachat du club. Les propriétaires ont répondu qu'ils n'avaient aucune intention de vendre, une position réaffirmée à plusieurs reprises.
Un propriétaire aux nombreux clubs
Le groupe de Stan Kroenke possède plusieurs franchises sportives nord-américaines, dont les Los Angeles Rams en football américain et les Denver Nuggets en basket. Ses détracteurs lui reprochent de traiter Arsenal comme un actif parmi d'autres ; ses défenseurs soulignent qu'il a soutenu financièrement le club dans les périodes difficiles. Son fils, Josh Kroenke, s'est progressivement impliqué dans la gestion des Gunners.
Ce qui a suivi
Après cette crise, le club a investi dans un effectif plus jeune autour du projet de Mikel Arteta, et Arsenal a retrouvé la Ligue des champions quelques saisons plus tard. Les tensions entre une partie des supporters et les joueurs n'avaient pas attendu la Super Ligue, comme l'avait montré l'incident Granit Xhaka avec les supporters. D'autres sujets sur les clubs anglais figurent dans l'actu foot du moment.
















