Zelkifli Ngoufonja, voix engagée dans les débats sur la gouvernance du football africain, a appele les federations membres de la CAF a s'opposer a ce qu'il consider comme une tentative de la FIFA de prendre le contrôle des structures administratives de la confederation africaine. Cet appel a la résistance s'inscrit dans un débat plus large sur l'autonomie des confederations régionales face a l'instance internationale.
Les arguments de ceux qui s'opposent a l'influence FIFA
Pour les partisans d'une CAF autonome, l'argument central est simple : le football africain doit être dirige par des Africains, avec une vision propre au continent, sans imposition d'une logique organisationnelle venue de l'extérieur. La FIFA compte 211 federations membres, dont 54 en Afrique. Ces 54 voix donnent theoriquement un poids considerable au continent dans les décisions de l'instance. Mais dans la pratique, les ressources financières et institutionnelles sont concentrées a Zurich, et les confederations qui dependent de la FIFA pour leurs financements de base ont peu de levier pour s'opposer a ses décisions. L'appel de Ngoufonja cherche a créer une coalition africaine suffisamment large pour peser.
La réalité des relations FIFA-CAF depuis 2019
Depuis l'élection de Patrice Motsepe a la presidence de la CAF en 2021, les relations avec la FIFA se sont normalisées. Motsepe, soutenu par Infantino, a adopte une approche de coopération plutot que de confrontation. Pour Ngoufonja et d'autres critiques, cette coopération ressemble davantage a une submission. Le débat sur l'autonomie de la CAF reste vivant, même si les positions radicales d'opposition a toute coopération avec la FIFA ne representent pas la ligne majoritaire parmi les dirigeants du football africain.




