Victor Montagliani, president de la CONCACAF depuis 2016, a fait de la transformation institutionnelle et commerciale de la confederation l'un des chantiers prioritaires de son mandat. Le canadien d'origine italienne a herite d'une organisation marquée par les scandales du FIFA Gate et par une crédibilité institutionnelle sérieusement érodée. Son projet stratégique vise a repositionner la CONCACAF comme une confederation sérieuse, transparente et capable de développer le football dans toutes les parties de sa zone géographique.
Les priorités stratégiques de la CONCACAF
Le plan de Montagliani s'articule autour de plusieurs axes. Premierement, la réforme de la gouvernance : des comités de transparence, des audits externes, une meilleure gestion des droits TV. Deuxiemement, le développement des compétitions : la réforme de la Ligue des champions CONCACAF, la création de la Nations League CONCACAF, et le renforcement de la Gold Cup comme produit commercial. Troisiemement, le développement du football dans les nations de taille modeste : les îles des Caraibes et d'Amerique centrale beneficient de programmes de formation des arbitres, des coaches et des dirigeants.
Les défis et les limites de cette vision
La réalité de la CONCACAF est une zone ou deux puissances (Mexique et États-Unis) dominent économiquement et sporttivement le reste de la confederation. Les revenus TV et les droits de diffusion sont concentres sur ces deux marches, laissant peu de ressources pour les nations caraibeennes et centroamericaines. La vision de Montagliani est ambitieuse, mais elle se heurte a cette réalité structurelle : comment faire progresser 41 nations membres avec des ressources très inegales entre elles ?





