La formule de Phil Neville est claire et directe : il veut que ses joueuses sortent sur le terrain sans retention, qu'elles expriment leur talent pleinement, qu'elles prennent des risques et qu'elles assument leurs responsabilités individuelles. Ce discours d'encouragement a l'expression libre tranche avec les approches plus restrictives de certains selecionneurs qui privilegient la discipline et le système collectif sur la créativité individuelle.
Un management base sur la confiance et la liberté
Neville a construit sa relation avec les Lionesses sur la confiance mutuelle. Il encourage les joueuses a prendre des initiatives en match, a tenter des choses qui peuvent ne pas marcher, plutot que de jouer en sécurité perpetuelle. Cette philosophie est portée par des profils comme Lucy Bronze (qui monte, tire, centre sans hésiter) ou Fran Kirby (qui dribble dans les espaces serres au lieu de passer immédiatement). Le message est : si tu rates, ce n'est pas grave tant que tu as fait le bon choix dans le bon contexte.
Les résultats de cette approche
La Women's World Cup 2019 en France a été la meilleure illustration de l'approche de Neville. Les Lionesses ont produit un football attractif, avec des attaquantes qui se sont exprimées librement. Ellen White a marque six buts dans le tournoi. Nikita Parris, malgre quelques ratés sur penalty, a été dangereuse tout au long de la compétition. La demi-finale perdue contre les États-Unis (2-1) ne remet pas en question la philosophie : c'est contre la meilleure équipé du monde que les Lionesses ont été eliminées, ce qui prouve plutot que le niveau collectif etait bien réel.




