Les conditions meteorologiques au Pays de Galles peuvent être redoutables en automne et en hiver. Ryan Giggs, alors selectionneur de la sélection nationale galloise, a pris position publiquement pour demander aux arbitres d'exercer leur pouvoir d'interrompre les matchs lorsque les conditions climatiques mettent en danger les joueurs ou rendent le jeu impossible. Cette prise de position, rare dans le monde des coachs, a ouvert un débat sur les responsabilités des arbitres dans ces situations.
Le contexte : quelles conditions justifient l'arrêt du jeu ?
Les règles du football permettent a l'arbitre d'interrompre ou d'arrêter définitivement un match en cas de conditions meteorologiques extremes : éclair, brouillard epais empechant la visibilité, terrain inondé ou enneige. En pratique, ces décisions sont rarement prises, car les arbitres font face a une pression implicite pour maintenir le jeu. Giggs estimait que la sécurité des joueurs devait primer sur le spectacle, et que les arbitres ne devaient pas hésiter a sortir les equippes du terrain si la foudre etait proche ou si les rafales de vent devenaient dangereuses.
La responsabilité des arbitres face aux conditions extremes
Au-dela du Pays de Galles, cette question se pose dans tous les pays ou le football se joue en plein air, par tous les temps. Les arbitres ont le pouvoir de prendre ces décisions, mais sont-ils suffisamment formes pour évaluer les risques meteorologiques ? Le protocole de la FIFA prevoit des procédures claires pour les orages : si la foudre tombe a moins de huit kilometres du stade, le match doit être interrompu. Ces règles existent mais ne sont pas toujours appliquées avec la même rigueur selon les pays et les compétitions. Giggs a eu raison de rappeler que la sécurité des joueurs est une responsabilité partagée entre les arbitres, les organisateurs et les federations.





