La finale de la Ligue des champions 2018 a Kiev entre Liverpool et le Real Madrid restera gravée dans la mémoire de Mohamed Salah pour de mauvaises raisons. Sorti sur blessure a l'épaule après un duel avec Sergio Ramos dans la première heure de jeu, le Pharaon d'Egypte avait vu Liverpool perdre le match 3-1 depuis les tribunes. Les images de Salah quittant le terrain en larmes avaient été vues par des centaines de millions de personnes dans le monde.
La douleur comme moteur de progression
Les grands sportifs reagissent differemment a l'échec et a la douleur. Mohamed Salah a choisi de transformer cette finale ratée en source de motivation. Sa saison 2018-19 avec Liverpool a été une des meilleures de sa carrière : 22 buts en Premier League (partage du Soulier d'Or), 6 buts en Ligue des champions, et une finale de C1 remportée contre Tottenham a Madrid. Cette trajectoire illustre la réponse du champion a l'adversite : pas la victimisation, pas le decouragement, mais un travail plus intense pour revenir au sommet.
Salah et la gestion du statut de star mondiale
Après la Coupe du monde 2018 (ou l'Egypte avait été éliminée en phase de groupes, Salah blessé n'ayant pas pu peser sur les premiers matchs), Salah avait aussi a gérer le poids d'être la plus grande star du football africain avec toutes les attentes que cela implique. Sa capacité a maintenir un niveau de performance élite saison après saison, malgré les exigences du système de pressing de Klopp et les treves internationales epuisantes, est une marque de sa gestion mentale et physique exceptionnelle. Liverpool champion d'Europe 2019 : Salah etait présent, disponible, decisif des les premières minutes.




