Le non-paiement des salaires et des primes des joueurs de sélection est un problème chronique dans le football africain, et Amaju Pinnick, president de la NFF (Nigeria Football Federation), ne fait pas exception a la règle quand il exprime sa frustration face a ces situations. La colère d'un president de federation contre ses propres instances administratives pour des retards de paiement révélé un dysfonctionnement interne profond : les décisions sont prises, les engagements sont pris, mais les mécanismes de paiement ne suivent pas.
Les causes structurelles des retards de paiement en Afrique
Les federations africaines dependent largement des versements de la FIFA et de la CAF pour financer leurs opérations courantes, y compris les primes de sélection. Quand ces versements arrivent en retard ou sont inférieurs aux prévisions, les federations se retrouvent en difficulté de tresorerie. La NFF (Nigeria Football Federation) est l'une des federations les mieux dotées du continent, avec des revenus commerciaux significatifs et un soutien de sponsors nationaux importants. Mais la gestion de ces flux financiers reste perfectible, et les retards de paiement persistent.
L'impact sur les performances des Super Eagles
Un groupe de joueurs qui ne sont pas payes ne peut pas se concentrer uniquement sur le football. La mesentente financière entre la federation et ses internationaux a créé des tensions avant et pendant plusieurs Coupes d'Afrique des Nations, compromettant l'harmonie du groupe au moment ou l'unité etait la plus nécessaire. Le Nigeria a des ressources humaines footballistiques extraordinaires : des joueurs comme Victor Osimhen, Wilfried Ndidi, Alex Iwobi ou Leon Balogun evoluent dans les grands championnats européens. Quand ce groupe est uni et bien gere, il peut battre n'importe qui sur le continent africain. La question financière ne doit pas être le handicap qui empeche cette génération de briller.





