Michel Platini, ancien president de l'UEFA et légendaire meneur de jeu de l'équipé de France, a été convoque par des enqueteurs dans le cadre des investigations sur l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Le vote de Platini en faveur du Qatar lors du scrutin de décembre 2010 au sein du Comité Executif de la FIFA a fait l'objet de nombreuses questions depuis que les circonstances de cette attribution ont été examinées par des journalistes, des parlementaires européens et des autorités judiciaires.
Le contexte du vote de 2010 et les soupcons
L'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar a été votée le 2 décembre 2010 a Zurich. Le Qatar l'a emporte contre les candidatures des États-Unis, de l'Australie, du Japon et de la Corée du Sud. Le vote de Platini en faveur du Qatar, quelques jours après qu'il ait été reçu a l'Élysée par Nicolas Sarkozy avec une delegation qatarie, a été interprété par certains comme le signe d'une influence politique. Platini a toujours soutenu qu'il a vote pour le Qatar sur la base du projet sportif et du développement du football dans la région.
Les conséquences judiciaires pour Platini
L'audition de Platini par les enqueteurs ne constitue pas une mise en examen : il est entendu comme temoin ou comme suspect potentiel selon les termes juridiques précis de la procédure. Mais elle met fin définitivement a l'idée d'un retour de Platini dans les instances du football international. L'ex-president de l'UEFA, suspendu par le Comité d'éthique de la FIFA en 2015 pour un paiement irrégulier de deux millions de francs suisses verse par Blatter, est depuis éloigné du football institutionnel. Ce dossier s'ajoute a une série d'affaires qui illustrent les dysfonctionnements profonds de la gouvernance du football mondial au cours des années 2000 et 2010.




