Organiser et remporter une Coupe du monde feminine sur son sol est le scénario que le football anglais imagine depuis les performances des Lionesses. L'effet boomerang d'un titre mondial a domicile sur la pratique du football feminin est documente : quand l'équipé nationale gagne devant son public, les inscriptions dans les clubs bondissent, les audiences télévision augmentent durablement et les sponsors arrivent. L'exemple allemand après le titre mondial 2003 ou l'exemple americain après 1999 illustrent ce phénomène.
La Women's Super League comme laboratoire
La Women's Super League (WSL) est déjà l'un des meilleurs championnats feminins au monde, avec des clubs comme Chelsea, Arsenal, Manchester City et Aston Villa qui investissent massivement. Une victoire en Coupe du monde accelererait cette dynamique : plus de diffusion TV, plus de sponsors, des salaires plus élevés et donc la capacité a attirer les meilleures joueuses mondiales. La WSL attire déjà des profils comme Sam Kerr (Chelsea), Pernille Harder (Chelsea) et Vivianne Miedema (Arsenal). Un titre mondial consacrerait cette montée en puissance.
L'impact sur la pratique feminine en Angleterre
Aujourd'hui, le football feminin anglais compte plus de trois millions de pratiquantes régulières, un chiffre en hausse constante depuis 2012. Une victoire en Coupe du monde a domicile engendrerait un saut supplémentaire : les filles qui regardent les Lionesses a la télévision et reclament a leur parent de s'inscrire dans un club, les ecoles qui integrent le football feminin dans leurs activités physiques, les médias qui accordent plus de place aux matchs de WSL. L'heritage d'un titre mondial se mesure sur dix ans, pas sur une saison.




