Portrait: Arsene Wenger, l’humaniste

Wenger, l'humaniste

ÉDUQUER, ENTRAÎNER, CONVAINCRE, VAINCRE. VOYAGE DANS LES MÉANDRES DE L’ÂME DU MANAGER D’ARSENAL. CE JOUR-LÀ, ARSÈNE WENGER, QUI FAIT LA UNE DU NOUVEAU SPORT & STYLE, A ENVIE D’ENTROUVRIR POUR NOUS LA PORTE DE SON BOUDOIR À ANGOISSES ET BONHEURS.

Trêve internationale. Quelques jours d’évasion pour Arsène Wenger. Loin de London Colney, le camp d’entraînement d’Arsenal. Arsène en liberté. Quelque part entre Nice et Cannes. Quiétude. Un déjeuner entre amis à la Petite Maison, son repaire niçois. Un soupçon de football aussi. France-Arménie à l’Allianz Riviera. Arsène Wenger donne rendez-vous à l’hôtel Belles Rives, l’ancienne Villa Saint-Louis de Scott Fitzgerald. Écrivain et dandy. 10 heures du matin. Arsène est ponctuel. Shooting photo. Le ciel est clément. Une chambre, la 70, sert de dressing room. Wenger s’amuse à suivre les conseils de Cindy Sanchez, notre styliste.
Arsène Wenger joue au mannequin. Long manteau de flanelle gris, jean étroit, ourlet, revers, un cartable de cuir et le voilà revenu en enfance. « Ça me rappelle quand j’allais à l’école à Duttlenheim »sourit-il. Plus de deux heures de shooting. Et de bonne grâce. Des photos souvenirs avec les employés de l’hôtel et, pour finir, un long moment d’intimité. De confidence. De confiance. Si près, si loin du foot. Sans jamais regarder sa montre – une Portofino. Parce qu’Arsène, ce matin-là, avait décidé de donner du temps au temps.
Arsène, si je vous dit 6 945 et ce en date du 9 octobre, ça vous évoque quoi ?
Rien.
Ça fait 6 945 jours que vous êtes l’entraîneur d’Arsenal. Soit autant que le cumul des jours de présence des dix-neuf autres managers de Premier League.
Ah bon ? Et ça fait combien de secondes, vous qui êtes bon en maths (il rit) ?
Facile : 6 945 x 24 x 3 600 !
Pour moi, ça ne représente rien d’autre que le fait de pratiquer un métier exclusivement tourné vers l’avant. Vers le jour prochain. Je vis toujours dans le futur. Il est planifié. Serré. J’ai une relation au temps assez angoissante d’ailleurs. Je suis toujours en train de me battre avec. De ce fait, j’ignore totalement ce qui appartient au passé.

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