Michel Platini corrompu avec un Picasso ? Rien n’est moins sûr …

Le Sunday Times accuse la Russie d’avoir offert un tableau de Picasso à Michel Platini en échange de son soutien à la candidature du pays pour l’organisation du Mondial 2018. Une affirmation qui ne repose sur rien de concret.

Vladimir Poutine a-t-il offert un Picasso à Michel Platini pour s’assurer de son vote en faveur de la Russie pour l’organisation de la Coupe du monde 2018? C’est ce qu’affirme l’équipe d’investigation du journal britannique The Sunday Times dans un article publié dimanche, mais il y a de bonnes raisons d’en douter.

Le président de l’UEFA a déjà démenti deux fois l’information, d’abord directement aux journalistes britanniques qui l’interrogeaient sur le supposé cadeau, puis dans une déclaration à l’AFP après la publication de l’article. «J’aimerais préciser que les allégations du Sunday Times sont totalement fictives et que ce journal reconnaît d’ailleurs lui-même ne détenir aucune preuve venant étayer cette rumeur ridicule, a expliqué le président de l’UEFA. Cette affaire est maintenant entre les mains de mes conseillers juridiques pour d’éventuelles poursuites en diffamation».

Le problème des sources

Comme souvent avec ce genre d’accusation, on pourrait penser qu’il s’agit de la parole des journalistes contre celle de la personnalité accusée. Sauf que ce n’est pas le cas ici. Les journalistes s’appuient sur les témoignages de sept sources anonymes qui affirment que la candidature britannique pour la Coupe du monde 2018 a mené, avec l’aide d’entreprises privées et des ambassades de Sa Majesté, une vaste opération de renseignement sur les autres pays candidats, et constitué une base de données avec les rumeurs et d’informations ainsi glanées.

Ce n’est donc pas la parole de Platini contre celle des journalistes, mais plutôt la parole de Platini contre celle de sources anonymes proches de la candidature britannique (qui, rappelons-le, s’est inclinée face aux russes lors du vote) s’appuyant elles-mêmes sur des sources anonymes en Russie.

Des «trucs bizarres entendus dans le milieu»

Les journalistes eux-mêmes reconnaissent que les informations qu’ils publient sont à prendre avec beaucoup de précaution. «Bien que nous ayons fait des efforts pour corroborer les informations […], il a été impossible de vérifier de nombreux aspects des renseignements que l’équipe de la candidature Angleterre 2018 aurait, selon ce qui nous a été dit, compilés indépendamment …

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