Zidane ému aux larmes face à Cantona

Crédit photo : Abaca

Canal+ programme ce dimanche 16 novembre à 20h50 un documentaire poignant d’Éric Cantona, où Zinédine Zidane, Michel Platini, Luis Fernandez racontent leur intégration par le football.

La Ligue 1 fait relâche ce week-end mais Canal+ programme quand même du foot dans sa case du dimanche soir à 20h50, avec le documentaire d’Éric Cantona, Foot et immigration. [q]«Sur mes deux buts en finale de Coupe du monde, j’ai pensé très fort à lui. »[/q]Habitué à faire découvrir l’histoire d’une ville à travers celle de ses derbies footballistiques dans la série Looking for… (Manchester, Athènes, Rio, Buenos Aires…), l’ancien joueur de Manchester United (1992-1997) raconte cette fois l’histoire de l’équipe de France, vue comme le creuset des différentes vagues d’immigration qui ont irrigué l’Hexagone au siècle dernier: polonaise (Raymond Kopaszewski dit Kopa et Maryan Wizniewski), italienne (Roger Piantoni, Michel Platini), espagnole (Luis Fernandez) ou africaine (Jean Tigana, Basile Boli, Zinédine Zidane).

Né à Marseille en 1966, Cantona clame haut et fort ses racines catalanes et sardes: «On n’est pas né que, déjà, on a une histoire. Je pense que c’est important de se construire avec toutes ses origines.» Son film évite l’écueil accumulatif du catalogue pour se concentrer sur des témoignages forts et souvent émouvants, tels ceux de Zinédine Zidane, qui se confie comme rarement, et de son père, Smaïl.

Ce dernier raconte son arrivée en métropole par bateau fin 1953 «pour survivre», travailler et rapporter un peu d’argent à la famille en Kabylie. «Je suis venu pour six mois et je suis finalement resté soixante ans», résume celui dont le destin s’est scellé à Marseille en 1962. Alors qu’il s’apprête à embarquer pour retourner en Algérie, qui vient d’acquérir son indépendance, il rencontre à Marseille celle qui deviendra «la maman de (ses) enfants» et décide de rester dans la cité phocéenne, où le futur Zizou verra le jour dix ans plus tard. L’histoire de Zidane rejoindra celle de son père en 1998 au Stade de France, à Saint-Denis, là même où Smaïl travailla une dizaine d’années sur les chantiers : «Sur mes deux buts en finale de Coupe du monde, j’ai pensé très fort à lui. Je lui ai dit: ‘‘Purée, elle est belle l’histoire quand même…’’», confie l’ancien meneur de jeu des Bleus, ému aux larmes à l’évocation de ce clin d’œil du destin …

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