Willy Sagnol réagit à la polémique et met un tacle à Thuram

C’était officieusement prévu. Willy Sagnol, au centre d’une grosse polémique depuis une interview accordée au journal Sud-Ouest lundi, s’est livré à une explication ce jeudi, en conférence de presse d’avant-match (Lens-Bordeaux). Devant un parterre de journalistes venus de tous les coins de l’Hexagone et l’état major du club (Jean-Louis Triaud, Nicolas De Tavernost et Alain Deveseleer). Accusé de racisme, et de plein d’autres choses, le coach bordelais a déroulé, comme il sait le faire. Verbatim.

« D’habitude, je réponds sans note, mais pour éviter toute interprétation de mes mots, j’ai préféré prendre quelques notes, et m’appuyer dessus… Si par mon manque de clarté et ma sémantique imparfaite, j’ai pu faire que des personnes se soient senties choquées, humiliées ou blessés, j’en suis désolé. L’interprétation que ces personnes ont pu faire ne reflète en rien la pensée qui était mienne, et surtout mes convictions humanistes. Le débat était uniquement un débat sportif, nullement politique ou sociétal. Lorsque j’ai parlé de « l’Africain », « moins cher », « prêt au combat », je voulais simplement parler du jeune joueur africain qui arrivait en Europe, avec toute sa volonté de réussir et, souvent, pour échapper à une situation précaire. Ensuite, étant donné que nous étions dans un débat sur le football, « l’intelligence » que j’évoquais était bien évidemment l’intelligence tactique. La formation des jeunes joueurs en Afrique, certainement par manque de moyens financiers ou de structure, ou d’infrastructures, n’est pas toujours aussi complète que celle dispensée en Europe. Ces jeunes joueurs-là, à force de travail, complètent très souvent les manques dans leur formation, lorsqu’ils arrivent sur le continent. Je n’ai en aucun cas voulu parler de l’intelligence, au sens propre du terme, des individus.
Concernant certaines accusations dont j’ai pu faire l’objet, des accusations de racisme… J’ai 37 ans, dont 32 passés dans des vestiaires de football, je n’ai jamais eu un problème avec qui que ce soit. Malheureusement, et comme c’est souvent le cas, ce débat uniquement sportif, dénué de toute considération de couleur, d’origine ou de religion, a été déplacé par certaines personnes sur la scène politique. Je regrette que ces mêmes personnes ne lisent pas les choses jusqu’au bout, où je dis, dans la même interview :
« Une équipe de foot, c’est comme la vie, c’est comme la France, c’est un mélange. » Et moi, je suis fier d’être français. »

Après le laïus, le technicien s’est prêté au jeu des questions-réponses, confiant ne pas avoir voulu croire à « la blague » durant les premières heures, et avoir vécu « quarante-huit heures difficiles » pour lui et son entourage. Confirmant par ailleurs avoir été soutenu par « des gens du foot », « d’autres sports », « des membres de la presse », « des politiques » et « des gens très haut placés », Sagnol n’a pas manqué d’égratigner Lilian Thuram, lequel avait comme souvent émis un jugement sur la question. « Je ne ferai pas de commentaire sur la réaction de Lilian Thuram. Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait pas entendu. La dernière fois, ce n’était pas pour de bonnes choses. Et je ne ferai pas non plus de commentaire là-dessus …

Lire la suite sur So Foot

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*