Les coulisses du Ballon d’Or donnent la gerbe à Pierre Ménès

Crédit photo : BestImage

Véritable secret de polichinelle, c’est sans surprise que Cristiano Ronaldo a décroché son deuxième Ballon d’Or hier soir à Zurich. Un sacre mérité pour cet immense bourreau de travail auteur d’une saison remarquable sur le plan de l’efficacité individuelle.

En revanche ce qui dérange Pierre Ménès, ce sont les choix subjectifs et politiquement corrects des votants. Si les prestations sportives sont censées déterminer le lauréat de l’année, on se rend compte que c’est aussi une histoire de relations et de copinages. Le tout savamment maîtrisé par la FIFA qui se garde une petite marge de manœuvre. Être excellent sur le terrain et remporter des titres ne suffisent plus, il faut également entrer en campagne électorale et faire marcher son réseau comme l’indique le consultant de Canal+ :

« Autant la première place de Ronaldo ne me choque pas plus que ça, autant la troisième de Ribéry me paraît assez dégueulasse. Je me souviens qu’avant d’être racheté par la FIFA, ce qui comptait pour le Ballon d’Or, c’était le palmarès. »
(Argument réfutable par le palmarès du Ballon d’Or 1999, David Beckham qui avait fait le triplé Championnat, Cup, Ligue des Champions, avait fini deuxième derrière Rivaldo.)

« Et puis de toute façon, quand les critères ne conviennent finalement pas aux pontes de la FIFA, ils s’arrangent pour changer les dates. Visiblement, Ronaldo ça fait plus joli que Ribéry sur la photo. (…) Déjà, quand je vois que dans l’équipe type FIFA de l’année, il y a Xavi mais pas Yaya Touré… Un autre truc qui m’a fait sourire, c’est le vote de Ronaldo : 1er, Falcao ; 2e, Bale ; 3e, Özil. Et puis Zidane qui a voté pour Ronaldo et pas pour Ribéry… Bref, tout ça exhale quelques petits relents politiciens qui, moi, me foutent la gerbe. »

Voilà qui a le mérite d’être clair.

Lire la réaction complète de Pierre Ménès

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