Coupe du Monde 2014, ils se frottent déjà les mains

Crédit ¨photo : FRANCK FIFE / AFP

Outre la satisfaction sportive, le vent de fierté nationale et l’émotion suscitée par l’incroyable retournement de situation de l’équipe de France qui s’est finalement qualifiée (3-0) au détriment de l’Ukraine pour la Coupe du Monde au Brésil, cette victoire n’a pas soulagé que les supporters présents au stade ou devant leurs écrans.

Les enjeux économiques liés à cette qualification étaient non négligeables pour beaucoup de secteurs d’activité. Médias, agence de voyage, restaurateurs, tous ont poussé un grand ouf de soulagement.

La presse et les médias vont en effet voir leurs revenus exploser lors de la couverture de l’évènement. Un moindre mal pour  TF1 qui avait acquis les droits de retransmission du Mondial 2014 moyennant 130 millions d’euros et qui cherche d’ailleurs à revendre 36 matchs pour rentrer dans ses frais. Le PDG de TF1, Nonce Paolini déclarait d’ailleurs, non sans humour, il y a peu : « Le seul soir où TF1 gagne de l’argent avec l’équipe de France, c’est quand M6 diffuse le match« .

La presse écrite n’est pas en reste et pourra compter sur une hausse des ventes quelque soit le dénouement de la compétition pour les Bleus. Si l’équipe va loin, l’engouement suscité provoquera une hausse des ventes de journaux. Idem si des scandales éclatent comme ceux de 2010 avec les insultes d’Anelka à l’encontre de Domenech révélés par L’Equipe et l’épisode tristement célèbre du « bus de la honte » qui en avait découlé.

Les agences de voyages et tout ce qui a trait au tourisme ne seront pas en reste même si en ces temps de crise, le voyage au Brésil ainsi que les frais liés aux séjours et aux places de stades pratiquement toutes vendues, constitueront un frein majeur à l’exode brésilien comme nous vous le révélions dernièrement.

Il y a ainsi fort à parier que les principaux bénéficiaires de cette qualification seront les restaurateurs. Du pizzaiolo qui vend à emporter aux bars et restaurants qui retransmettront l’évènement, ce secteur pourra compter sur un mois et demi particulièrement faste.  Une période d’autant plus faste que le pluriculturalisme et la grande mixité française assureront une forte demande même lorsque la France ne jouera pas.

Cet effet économique, en général très vif dans les pays passionnés de football n’est pas non plus à exagérer. Par exemple les victoires espagnoles de 2008, 2010 et 2012 n’ont pas empêché le pays de sombrer dans la crise, même si cela lui a tout de même permis de grappiller un peu de croissance. Le business Coupe du Monde est donc un effet ponctuel surfant sur un vague d’euphorie collective, qui ne pourra que faire du bien à l’économie française en général et donner un petit coup de pouce à certains secteurs d’activité qui devraient passer un bel été.

Source : Paris Sportifs, plus de détails sur « à qui profite la qualification des Bleus ? »

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