Dopage dans le foot : la grande mascarade continue

Après Didier Deschamps c’est au tour Jean-Marcel Ferret d’avoir été convoqué au Sénat afin de répondre aux questions de la commission d’enquête concernant le dopage dans le football professionnel.

Celui qui a été le médecin des Bleus de 1993 à 2004, a assuré sous serment, qu’aucun joueur de l’équipe de France n’était dopé lorsqu’il officiait. Pourquoi pas. Mais ce sont ses déclarations qui soulèvent de grosses interrogations et il y a fort à parier que sa « bonne foi » puisse être remise en cause. Les propos qu’il a tenu ne risquent pas de convaincre grand monde :

« Je peux dire en toute bonne foi qu’en 1996, 1998, 2000, 2002, les joueurs étaient propres. A la Juve, il y avait énormément de produits, même en perfusion. Mais de tous les produits que m’ont cités les joueurs, jamais ils ne m’ont donné le nom d’un produit dopant » avant d’ajouter « quand on leur fait une injection, les joueurs ne demandent pas ce que c’est. »

Il est pourtant de notoriété publique que les joueurs évoluant en Italie dans les années 90 prenaient de la créatine. Substance dopante mais autorisée en Italie à l’époque. Le nombre de joueurs de l’équipe de France évoluant dans la botte pendant ces années là était important. Étrange que Jean-Marcel Ferret n’ait rien à dire sur le sujet.

On peut donc s’interroger sur l’efficacité de cette commission, dans un monde où les lobbies économiques font la loi et mettent la pression sur ceux qui voudraient s’exprimer honnêtement.

Pourrait-on imaginer une seule seconde un « scandale Festina » dans le foot ? Un gros coup de filet qui entrainerait la suspension pendant des mois, voire des années, de stars mondiales ? Certainement pas ! Ces joueurs qui influent directement sur l’économie et l’image des clubs, sur les sponsors et parfois même sur le cours d’actions boursières, peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

Les enjeux économiques sont infiniment plus importants que dans le cyclisme. Il serait alors question d’un véritable cataclysme économique qui dépasserait largement le monde du foot. Malgré les mesures mises en place, l’omerta concernant le dopage dans football semble avoir encore de beaux jours devant elle.

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