Euro 2012: quand Nasri et Ménez font la foire avant Espagne-France

Samir Nasri, Laurent Blanc et Jérémy Ménez Photo : AFP

L’équipe de France est encore bien loin d’avoir tourné la page de Knysna, comme tend à le prouver la désinvolture dont ont fait preuve Samir Nasri et Jérémy Ménez à quelques heures d’un quart de finale de l’Euro contre l’Espagne.

« C’est la merde. » Le constat est signé Alain Boghossian, l’adjoint du sélectionneur Laurent Blanc, quelques heures avant la défaite (0-2) de l’équipe de France contre l’Espagne en quart de finale de l’Euro 2012. Sur laquelle le quotidien Libération, dans son édition de ce lundi, ouvre de nouvelles perspectives à travers le témoignage de son envoyé spécial Grégory Schneider, présent dans les tribunes de la Dombass Arena de Donetsk au moment de la préparation du match, samedi en fin d’après-midi. Une « kermesse », selon ses propres termes, qui permet de mieux comprendre, après notre décryptage de dimanche, le caractère inéluctable de l’élimination qui allait suivre.

Cela commence donc aux alentours de 18h45. Les joueurs se plient alors à la traditionnelle « reconnaissance du terrain », consistant à prendre ses marques sur la pelouse en y cherchant des premiers repères en vue de la rencontre. Pelouse que les Bleus connaissent bien, pour y avoir déjà disputé deux de leurs trois premiers matchs, ce qui ne suffit cependant pas à expliquer la suite des évènements. Le journaliste constate ainsi en premier lieu un fait singulier à l’échelle des us et coutumes du football professionnel : les onze titulaires s’abstiennent, laissant les seuls remplaçants « déambuler ».
Et de fait, la scène qu’il décrit ressemble peu à l’avant-match d’un quart de finale de championnat d’Europe : on y voit pêle-mêle Blaise Matuidi faire des photos avec sa famille, Jérémy Ménez débarquer en claquettes, écouteurs dans les oreilles et lecteur mp3 à la main, avant de s’allonger sur un banc de touche, ou encore Hatem Ben Arfa bavarder une longue demi-heure avec son agent, assis en bas d’une tribune, sous le regard effaré de Marino Faccioli, directeur administratif de l’équipe de France. Plus loin, c’est un échange très vif entre Samir Nasri et Alain Boghossian que l’on devine. Selon Grégory Schneider, le milieu de Manchester City réclame alors des comptes à l’adjoint du coach au sujet de sa non-titularisation.

Le « C’est la merde » viendra quelques minutes plus tard, entre la fin de ladite reconnaissance et le début de l’échauffement en compagnie des titulaires. Au bout d’une petit heure, tout ce petit monde déboule donc sur le pré en tenue, à l’exception de deux retardataires : Samir Nasri et Jérémy Ménez. Lesquels continueront d’ainsi traîner la patte au moment de « s’entraîner » avec les autres remplaçants, enchaînant surtout les fous rires et les pitreries. Dont celle-ci, relatée par un reporter du Parisien : « Ménez court vers le ballon en mouvement et essaie de se stabiliser à pieds joints dessus, tout en effectuant un salut militaire. » Ce qui lui vaudra d’ailleurs de se tordre la cheville…

Lire la suite sur Metro

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*