Equipe de France : Samir Nasri, le dérapage de trop ?

Samir Nasri quitte les Bleus et l'Euro sur une mauvaise note en ayant de nouveau insulté un journaliste AFP/FRANCK FIFE

Après avoir insulté les journalistes de L’Equipe en début de compétition, Samir Nasri a quitté l’Euro en injuriant un représentant de l’AFP, samedi soir, dans les travées de la Donbass Arena après la défaite face à l’Espagne (2-0).

Samir Nasri n’est pas le premier footballeur français à déraper et à donner dans l’insulte. Pour ne parler que de cas récents en équipe de France, Eric Cantona avait par exemple qualifié son sélectionneur Henri Michel de « sac à m… ». Il y a deux ans, c’est Nicolas Anelka qui avait été à l’origine de la grève de Knysna en insultant Raymond Domenech, son entraîneur à la mi-temps du match de Coupe du monde contre le Mexique (2-0). Anelka banni de l’équipe de France, Nasri a visiblement décidé de reprendre le costume du mauvais garçon. Mais à l’inverse de son glorieux aîné, le « Petit Prince » de Marseille ne s’en prend pas à son entraîneur mais aux médias.
Après avoir insulté le journal L’Equipe d’un élégant « Ferme ta g…» en fêtant son but face à l’Angleterre (1-1) lors de l’entrée en lice des Bleus dans l’Euro, le champion d’Angleterre a remis ça samedi soir après la défaite des Bleus face à l’Espagne (2-0) en envoyant une bordée d’insultes à un journaliste de l’AFP qui lui avait certes asséné un « Casse-toi », mais qui ne méritait pas – pas plus que sa mère d’ailleurs – une telle salve d’injures : « Va te faire enc… va ni… ta mère, sale fils de p… ». Amis de la poésie, vous voilà servis…

Le Graët : « Je ne suis pas là pour sanctionner »

De son côté, le président de l’instance a, comme lors de la précédente « affaire Nasri », joué sur la corde sensible. « Nasri est à fleur de peau. Il a un comportement extérieur difficile mais une motivation très forte pour cette équipe de France. Je ne suis pas là pour sanctionner et surtout pas sur un plateau de télévision. Nous allons l’écouter et voir ce qui se passe ».
Si Noël Le Graët n’est « pas là pour sanctionner », à quoi sert donc le président de la FFF ? A lui seul, Samir Nasri est en train de réduire à néant tout le travail effectué depuis deux ans par Laurent Blanc et son staff pour redorer l’image de l’équipe de France. La mutinerie de Knysna est encore vive dans l’esprit des Français – les réactions qui ont suivi l’altercation dans le vestiaire tricolore après la défaite contre la Suède (2-0) en témoignent – et même si l’ancien joueur de l’OM n’était pas en Afrique du sud, il doit se rappeler qu’il a un devoir d’exemplarité, au moins quand il porte le maillot de l’équipe de France. Or, à deux reprises, en moins de trois semaines, il s’est montré insultant envers les médias. Des matches de suspension, une sanction pécuniaire ou des travaux d’intérêt général auprès d’enfants ou de jeunes feraient peut-être réfléchir Nasri sur son comportement. D’autant que le joueur de Manchester City n’en est pas à sa première incartade.

Henry, Gallas, Infosport +… tous ont eu affaire à Nasri

En 2008, dans sa biographie, William Gallas avait raconté un épisode qui l’avait opposé à Samir Nasri, lequel avait aussi eu des mots avec Thierry Henry pour une sombre histoire de place dans le bus (déjà une affaire de bus). « Nous voilà en plein entraînement, des petits jeux, comme souvent. On me transmet le ballon, je ne vois pas qui est derrière moi… Si ton coéquipier te dit « ça arrive », tu sais tout de suite que tu dois la jouer en retrait. Et là, il ne dit rien ! (…) Un adversaire surgit et spontanément, je crie : « mais parlez les gars, donnez-moi l’information ! » Un des deux en face de moi se tait, l’autre me lance : « t’as qu’à prendre l’information avant, t’as qu’à le savoir toi même ! »»  «Comment tu me parles ? Pour qui tu te prends ? T’as que vingt ans, je ne suis pas ton ami », a poursuivit Gallas qui s’est vu répondre par Nasri : «Moi non plus, je ne suis pas ton ami ! »

En septembre dernier, lors du déplacement des Bleus en Albanie pour le compte des éliminatoires de l’Euro 2012, il avait déjà répondu sèchement à un journaliste d’Infosport + qui lui posait une question sur ses prestations. « Arrêtez de débattre sur mon cas. On a gagné le match et vous parlez encore de moi. Y’en a pas marre ? ».

Le cas Nasri divise le net

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