Scandale sexuel: La défaite du footballeur Ryan Giggs

La star de Manchester United, Ryan Giggs, est mis en cause par des révélations sur un scandale sexuel. Alors qu’il menaçait la presse, Twitter et ses utilisateurs d’actions en justice, le footballeur a finalement été accusé ouvertement par les journaux britanniques.

C’est un parlementaire britannique qui a fait définitivement éclater l’omerta médiatique. John Hemming, élu libéral démocrate aux Communes, a usé de son immunité légale pour dévoiler le nom de la célébrité à l’origine d’une série d’injonctions contre la presse britannique et surtout, contre le réseau social Twitter et ses utilisateurs. Ryan Giggs, la star galloise de Manchester United, ne voulait pas que soit rendue publique sa liaison avec Imogen Thomas, une top model de 28 ans et ancienne star de télé-réalité.

Alors que l’information relevait du secret de polichinelle depuis plusieurs jours, la justice britannique avait eu recours à une mesure particulière et plutôt fréquente outre-Manche, une injonction interdisant aux médias d’utiliser le nom de la personne visée lorsqu’ils relatent les faits. Ainsi, «The Sun» n’évoquait jusqu’à présent qu’«un footballeur», sans plus de précisions. Dimanche, le journal écossais «Sunday Herald» avait pris ses libertés avec ces injonctions, citant son nom dans ses colonnes et publiant en Une une photographie à peine masquée de Ryan Giggs et barrée du mot «censored», «censuré». Sur Twitter, en revanche, le nom de la star infidèle circulait allègrement et, selon «The Sun», plus de 75 000 tweets le citaient.

Un joueur très respecté

Salué comme un joueur hors norme, très respecté, Ryan Giggs a néanmoins déclenché une intense polémique sur les injonctions de «silence». John Hemming, le député lib dem qui a rendu public le nom du joueur, s’est exprimé pour justifier son initiative: «D’un côté, vous avez un footballeur mécontent que les gens colportent des ragots sur lui, de l’autre, il y a des gens ordinaires qui risquent deux ans de prison. Je pense que c’est une mauvaise chose qu’il ait la possibilité de faire ça», a-t-il expliqué selon le «Sun». Quant à la presse, elle saisit l’occasion pour dénoncer une procédure liberticide, à l’image du «Sunday Herald», qui veut «alimenter le débat sur les lois relatives à la vie privée».

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