29/05/2017

Portrait de Zlatan Ibrahimovic au travers de sept pétages de plomb qui sont restés dans la légende

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En France, Zlatan a laissé un souvenir impérissable, tant au niveau de ses stats que de ses sorties de route. Soit, il n’égale sans doute pas les frasques de Mario Balotelli, mais le Suédois a participé à la bonne santé de la presse à scandale. Coutumier du fait, il a une carrière de coups de sang qui s’étale maintenant sur plusieurs années.

Des prises de bacs avec les journalistes aux prises de taekwondo en passant par les piques à peine voilées pour les adversaires, Ibrahimovic a crevé l’écran de la bien-pensance dans un sport qui, malheureusement, a une tendance à l’aseptisation. Retour sur les coups de génie médiatiques d’un homme qui a fait le bonheur des opérateurs de paris sportifs tel qu’Unibet et des médias en général.

2010 : Ibra n’aime pas qu’on insinue quoi que ce soit avec Piqué

Les journalistes, on le sait, ça ne vole pas toujours très haut. Lors de la saison 2009-2010, alors qu’il joue à Barcelone sous les ordres de Guardiola, un journaliste fait référence à une étrange photo où Piqué et Ibra semblent jouer à « je te tiens, tu me tiens » près de la voiture du Suédois.

La journaliste, qui n’a pas l’air de s’y connaître en tactique, le tance alors sur le sujet de son affectation pour Shakiro. Mauvaise idée. Ibra s’emporte : « Viens chez moi je vais te montrer si je suis un gay ! Et au fait, demande aussi à ta sœur de venir ».

2011 : le high kick dans la tête de Cassano pour fêter le titre

9 mai 2011, le Milan AC fête son titre de champion d’Italie. Cassano est interviewé par la télé et, en plein direct, Ibrahimovic lui plante un high-kick en pleine tête. D’aucuns auraient pris ça un geste inacceptable, mais pour Ibra, c’est une manière de rigoler.

Cassano, en bon Italien qu’il est n’oublie rien. La saison d’après, alors que le Milan AC gagne tranquillement face à Sienne, l’international italien déboule derrière le Suédois et lui met un coup de pied dans le dos. Une manière de fêter le but qu’il venait de marquer sans doute.

2011 : Ibrahimovic se prend pour Dante et menace Guardiola de l’enfer

La charge d’Ibrahimovic contre Guardiola est d’une violence folle. Tout d’abord parce qu’elle se fait par livre interposée et deuxièmement parce que c’est la seule et unique fois où Ibra a menacé qui que ce soit de bouillir en enfer. Tout le monde le sait, Ibra et Guardiola, ce n’était pas l’amour fou. Pour une raison simple : le Catalan est un joueur de système et Ibrahimovic a besoin que l’équipe travaille pour lui. « Guardiola a préféré se contenter de Messi sans même daigner me regarder. Je lui ai dit que j’étais une Ferrari et qu’il me conduisait comme une Fiat. À partir de là, il ne m’a plus calculé » dira Ibrahimovic.

Les deux hommes s’embrouillent. Le ton monte et Ibrahimovic s’emporte : « Je lui ai crié : « Tu n’as pas de couilles ». Et sûrement des choses pires que ça. J’ai aussi ajouté : « Tu te chies dessus à cause de Mourinho. Tu peux aller en enfer ». J’étais complètement fou. À la place de Guardiola, j’aurais eu peur ».

2015 : le PSG perd contre Rennes et Ibra se paye Lionel Jaffredo

Le 15 mars 2016, Paris s’incline au Matmut Atlantique de Bordeaux. La prestation, mauvaise il faut bien le reconnaître, n’a pas plu à Ibrahimovic. Dans son viseur, l’arbitrage de Lionel Jaffredo, coupable d’avoir oublié de siffler un penalty sur Lavezzi et un coup franc indirect à la suite d’une passe de Sané sur Carasso.

Ibra rentre au vestiaire et s’exclame texto : « Ça fait 15 ans que je joue au foot et je n’ai jamais vu un arbitre aussi nul dans ce pays de merde ». Pour information, oui, Lionel Jaffredo a fait des erreurs dans ce match. Mais le PSG n’a pas perdu par sa faute. Homme d’honneur, Ibra fera des excuses publiques sans pour autant retirer ses propos. Il a finalement écopé de quatre matchs de suspension.

2016 : Fenherbahce-Manchester United, Zlatan n’est pas content

En ce début de saison, Manchester galère autant en championnat qu’en Europa League. Contre Fenerbahçe, en Turquie, Man. U se retrouve assez rapidement mené. Pogba se blesse et Ibra rentre en lieu et place de l’international français. Mais rien ne va se passer comme prévu.

Personne ne sait si c’est l’air turc ou l’ambiance dans le stade, mais Ibra se lâche. Coup de pression : il saisit Simon Kjaer, l’ancien Lillois à la gorge, un geste qui aurait pu lui coûter cher. Quelques minutes après, il repousse la main de l’arbitre d’un air méprisant en lui intimant de ne pas le toucher. Résultat des courses : Manchester s’incline 2-1.

2017 : Zlatan se fait marcher dessus par Tyrone Mings et se venge dans la foulée

Le match nul 1-1 entre Manchester United et Bournemuth a laissé des traces. Dans une phase défensive musclée à la 44ème, Ibra chute. Mings, jeune freluquet de 23 ans, lui marche sur le casque. Une minute plus tard, sur un duel aérien, Ibra va gagner le ballon et écarter son adversaire d’un coup de coup de coude intentionnel.

En commission de discipline, Mings plaidera non coupable et écopera de 5 matchs alors qu’Ibra ne prendra que trois matchs fermes. La sanction, à la vue des bandes, est plutôt injuste pour le jeune Mings, mais elle aura au moins eu le mérite de lui apprendre que se mesurer au Suédois laisse des traces.